Conseil municipal du Vigan du 27 novembre : complément d'information, le 26 dec

Pour savoir, il suffit de demander. Deux des problèmes qui semblent faire l'objet de "désaccord" entre la Cdc et la Mairie du Vigan. Voici donc les extraits correspondants du "compte rendu intégral du Conseil Municipal du 27 novembre 2008".

C'est une lecture instructive.


Extraits :

VENTE DU VILLAGE DE VACANCES

Monsieur le MAIRE indique aux membres du Conseil Municipal que la commission des finances a travaillé sur les modalités de gestion du village de vacances de la Pommeraie.

3 solutions s'offrent à la ville

- la gestion en régie directe

- la gestion déléguée

- la cession

La première solution n'a pas été retenue car la commission a pensé que la gestion d'un outil touristique est difficilement compatible avec le statut de la fonction publique territoriale, de plus cela nécessite des compétences spécifiques que ne possèdent pas l'administration communale.

La seconde solution est celle mise en ceuvre depuis des années par la ville, sans apporter pleinement satisfaction (impayés de loyer, faible dynamisme des gérants, rapport pour la collectivité faible : recette de 50 000 euros dépenses en impôts fonciers 19 000 €).

De plus, le village de vacances vieillit et il générera à l'avenir des coûts importants pour la ville.

La troisième solution a semblé, comme étant la plus pertinente, à la commission des finances.

L'objectif est de vendre cette structure à un professionnel du tourisme qui saura gérer efficacement cette structure afin de rentabiliser son investissement.

Ainsi, notre région continuerait à percevoir les bénéfices de la fréquentation touristique liée au village de vacances, la collectivité quant à elle pourrait réinjecter la somme tirée de la vente dans des travaux qui profiteraient aux viganais et à l'activité économique.

Madame Odile VERAMENDI trouve dommage que la ville se sépare d'un patrimoine en bon état qui génère des recettes pour la collectivité et de l'activité pour les commerces locaux.

Monsieur le MAIRE sur ce dernier point lui indique qu'il n'est pas question que le village disparaisse mais qu'il soit géré par le secteur privé.

Madame Odile VERAMENDI pense au contraire que le village peut parfaitement être géré par des employés de mairie.

Monsieur Benjamin CHALANDE pense au contraire que la gestion privée pour une structure est mieux adaptée qu'une gestion publique, il pense que si un professionnel investit son capital dans cette affaire il sera dans son intérêt de faire fructifier son investissement.

Monsieur Jacques RAYMONDON pense qu'effectivement il faut que la collectivité réfléchisse au meilleur mode de gestion possible pour le village de vacances.

En ce qu'il le concerne, il propose une quatrième solution qui est un mode de gestion associant le secteur privé et le secteur public comme cela se pratique notamment dans les stations de ski.

Il reste sceptique qu'en à la possibilité de vendre le village de vacances rapidement, pour lui notre village de vacances n'intéressera pas les grands opérateurs privés du tourisme qui préfèrent investir sur des opérations nouvelles.

Madame Pascaline DRUYER propose à Monsieur le MAIRE que dans l'attente de la vente du village de vacances, elle puisse gérer cet outil avec une association de bénévoles afin que le village ne soit pas fermé en 2009.

Monsieur le MAIRE remercie Madame Pascaline DRUYER pour cette proposition, il rappelle que la commission a pensé qu'il n'était pas raisonnable pour notre commune de réaliser des embauches pour

gérer le village et que le statut de la fonction publique et notamment l'application des 35 heures pèseraient fortement sur la rentabilité de la structure. Monsieur Pascal GOETZINGER indique que la gestion d'une entreprise touristique est un véritable métier qu'il faut connaître notamment en ce qui concerne les réseaux de commercialisation.

Monsieur Jacques RAYMONDON pense que l'office du tourisme est tout à fait apte à gérer ce type de question.

Madame Anne Laure GARRIGUES indique qu'il lui semble qu'une gestion privée est plus appropriée qu'une gestion publique

Monsieur Jacques RAYMONDON lui répond que pour lui la solution idéale est un montage associant le public au privé, il indique également à l'assemblée que 5 structures de ce type sont en vente actuellement dans notre région.

Madame Pascaline DRUYER rappelle sa proposition de gérer avec une équipe de bénévoles le village pendant la saison 2009.

Monsieur Jacques RAYMONDON pense que la ville ne trouvera pas acquéreur de notre village avant une période de 2 ans.

Monsieur le MAIRE indique qu'il a évoqué la problématique de gestion d'un village de vacances avec des professionnels qui lui ont confirmé la gestion de structures touristiques, par des associations oeuvrant dans le tourisme social, pose souvent des difficultés.

Monsieur Jacques RAYMONDON souhaite connaître l'identité de ces professionnels

Monsieur le MAIRE lui indique qu'il a longuement évoqué ce dossier avec la CCI qui souhaite d'ailleurs, nous apporter son concours pour cette cession.

Monsieur Benjamin CHALANDE indique qu'il est persuadé que la gestion du village par un vrai professionnel amènera à un vrai dynamisme qui se traduira par des recettes fiscales supplémentaires pour le pays viganais.

Monsieur Jacques RAYMONDON pense que notre village de vacances est en l'état actuel du marché invendable.

Madame Pascaline DRUYER lui indique que seul l'avenir le dira.

Monsieur Benjamin CHALANDE souhaite connaître le déroulement des opérations

Monsieur le MAIRE indique que le bien va être proposé à la vente par l'intermédiaire des professionnels locaux de l'immobilier et de la presse spécialisée ;

Monsieur Benjamin CHALANDE souhaite connaître l'estimation des domaines

Monsieur le MAIRE indique qu'elle sera communiquée au Conseil Municipal au moment de la proposition de vente.


HOPITAL DU VIGAN


Monsieur le MAIRE veut informer le Conseil Municipal de la situation de l'hôpital du Vigan dont il est le Président. Actuellement, une convention est en cours d'élaboration avec les établissements de Saint Hippolyte du Fort, Sauve, Quissac et Corconne, cette convention a pour objet d'optimiser la réponse aux besoins sanitaires et sociaux et médico-sociaux exprimés par les populations locales.

A cette fin, les partenaires entendent instaurer une coopération inter-établissements permettant d'optimiser l'utilisation des moyens afférents à leurs activités et de développer des actions de santé. Il faut rappeler que l'hôpital du Vigan c'est 160 emplois et qu'il faut tout faire pour conforter cet établissement.

Aussi, Monsieur le MAIRE s'étonne des rumeurs les plus fausses les unes que les autres qui courrent sur la toile ou dans le Conseil Municipal de Molières-Cavaillac.

Concernant la mutualisation des lits, il est écrit : « les établissements restent autonomes au regard de leurs conseils d'administration respectifs et des instances consultatives qui leurs sont propres. Les établissements demeurent propriétaires de leurs autorisations respectives. Les agents restent rattachés à leurs établissements d'origine, dans leur statut et fonctions » De même, la phrase sur la possibilité de modifier la domiciliation du siège du groupement a été supprimé. Il rappelle qu'il ne faut pas confondre un document de travail avec le document qui sera signé le 18 décembre 2008.

Monsieur le MAIRE rappelle que cette convention doit conforter l'établissement du Vigan voire même y créer des emplois notamment à la blanchisserie.

Dans cette affaire, il convient de travailler avec honnêteté et sérieux, le nouveau directeur de l'établissement est quelqu'un de compétent.

Madame Odile VERAMENDI souhaite savoir s'il est exact que l'établissement de Montdardier sera vide, car la convention avec l'hôpital n'est toujours pas signée.

Monsieur le MAIRE lui répond que là encore le Président de la COMMUNAUTÉ DE COMMUNES fait preuve de malhonnêteté intellectuelle, l'établissement de Montdardier ne sera pas vide car l'hôpital du Vigan honorera bien sur ses engagements.

Il rappelle que si la convention n'est pas signée, l'établissement est lui loin d'être achevé.

Il indique que l'attitude de Monsieur Canayer est regrettable, elle n'est pas constructive et nuit à la sérénité des négociations que doit mener le directeur de l'hôpital avec ses partenaires.

De plus, Monsieur le MAIRE rappelle que Monsieur Canayer est membre du CA de l'hôpital et qu'il est présent ou représenté dans cette instance et qu'il dispose donc de toutes les informations sur ces questions.

Madame Pascaline DRUYER souhaite connaître le coût de l'établissement de Montdardier

Monsieur le MAIRE lui indique que cette réalisation a un coût proche de 1,5 million d'euros, le directeur de l'hôpital souhaite pour cet établissement se rapprocher d'un équilibre financier qui sera difficile à atteindre. Le coût de cette structure pour l'hôpital est de prés de 35 000€ par an sur 31 ans. Monsieur le MAIRE pense qu'il faut que tous les acteurs du pays soient solidaires pour construire l'avenir Monsieur Jacques RAYMONDON fait remarquer que le directeur de l'hôpital est contesté par le personnel

Monsieur le MAIRE lui indique qu'il s'interroge sur l'impartialité d'une déléguée syndicale et regrette profondément l'attitude de Monsieur Canayer, il faut cesser de jouer le Vigan contre les autres communes, ce n'est pas comme cela que le pays pourra se relever des difficultés qu'il connaît.



26/12/2008
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